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Club de Judo de Saint Mitre les Remparts

Actualités du club de Judo de Saint Mitre, à dater de la saison 2014 - 2015

Félicitations Brigitte

Publié le 14 Décembre 2014 par Bureau du Judo Club de Saint Mitre les Remaprts

Félicitations Brigitte

Félicitations à Brigitte, notre professeur (au centre sur la photo entourée de son frère et de sa fille), qui vient d'obtenir son 6ème DAN... Ci dessous l'interview qu'elle a accordé au Comité Judo 13.

Elle recevra sa ceinture le 31 janvier à Septème les Vallons à 16h : les ceintures marron et noire pourront monter sur le tatami, les autres judokas pourront participer en public dans les gradins. Venez nombreux.

INTERVIEW ECRITE DE BRIGITTE MANIBAL PAGES

Professeur au Judo club des Remparts – Ayant réussi l’examen du 6ème dan

1. Où avez-vous commencé le judo et à quel âge ?
M Graziani décédé actuellement a lancé le judo à Bédarieux dans l ‘Hérault. C’est dans un petitdojo que j’ai posé les pieds pour la 1ere fois sur un tatami. L'âge !!! ... ça me fait sourire, ce n’était pas hier ....

2. Quels souvenirs gardez-vous de vos premières années de pratique dans le club?
Un petit dojo qui a bien grandit maintenant. Il y a 45 ans nous pratiquions sur des tatamis en paille de riz recouvert d'une bâche, la réglementation des locaux, les normes sanitaires
n’existaient pas (pas de sanitaire, un vestiaire) c’était la débrouille. Il y avait cours ou pas .... Tout dépendait de la disponibilité de ce Monsieur qui donnait de son temps pour faire découvrir le judo aux jeunes de Bédarieux. Des sorties inter clubs environs 3 / 4 par saison, nous attendions ce jour avec impatience c'était le grand jour, nous ne l’aurions manqué pour rien au monde. Je dis souvent nous, je parle de mon frère et moi. Plus tard est venu mon autre frère plus jeune.

3. Quels sont les judokas qui ont marqué votre parcours ?
Mon passage à l 'ACBB avec comme entraîneurs Jean Pierre Tripet et Jean Luc Rougé, grande gentillesse, grande sympathie, grand judo. Mon arrivée en Provence, M Hirano, discrétion, grand talent, grande souplesse, il faisait tout si facilement, tout fluide en esquive sans force, c'était fascinant. La rencontre avec M Le Berre, un homme remarquable par sa disponibilité, sa gentillesse, sa simplicité, son amour du judo, sa culture judo et son judo; sa facilité de faire, il donne envie de faire, il fait aimer le judo.


4. Que représente pour vous la ceinture noire ?
Le premier Dan c’est l'objectif de tous les kyu et le début du judo. J'avais 18 ans lorsque je l'ai obtenu, et ce n'est qu'après que j'ai compris ce qu'était le judo. Je laisse à chacun le découvrir.

5. Pourquoi avoir souhaité passer votre 6ieme Dan ?
C'est la concrétisation d'une vie de judoka. Une satisfaction personnelle, je me suis toujours lancée des défis, ça fait peur, mais ça construit la vie (ça booste) Il faut dire que j'ai des collègues assez persuasifs à force de me dire, un jour tu auras envie de
passer le 6ème dan et tu y arriveras, moi ça me faisait rire. Et un jour, il y a 2 ans, un déclic comme on dit... Je me suis dis pourquoi pas! Pourquoi pas moi!
Il faut que beaucoup de conditions soient réunies pour se lancer dans cette aventure, il faut être disponible pas seulement une question de temps, mais disponible dans la tête, ne pas avoir de "gros " soucis professionnel ou familial car ça prend beaucoup d'énergie physique et mentale.

6. Comment vous êtes-vous préparée avec vos uke ?
Ce qu'il y a de merveilleux, c 'est que j 'ai eu la chance de pouvoir vivre et partager cette
grande aventure avec un de mes frères 6ème dan et une de mes filles 4ème dan vicechampionne de France D2 (mes Uke). Ma réussite c'est en partie grâce à eux. Ils ne m 'ont pas lâché, je ne les ai pas lâché, nous avons tenue bon jusqu'au bout. La difficulté avec mon frère c'était de se rencontrer il est à 200km avec un emploi du temps chargé (comme tout le monde) .Avec ma fille, la difficulté était de trouver un bout de tatami pour travailler, là aussi il y a l'amitié et les portes des dojos se sont ouvertes. Il y a eu du mécontentement à la sortie du tapis, l'impression de ne pas progresser, les fous rires (qui devaient être nerveux). Nous avons construit notre travail petit à petit, à faire, à refaire, à changer, à se poser des questions, et en faisant voir notre travail pour être corriger (amitié entraide) et pouvoir continuer à avancer.


7. Qu'est-ce que vous retiendrez le plus après avoir réussi ?
Que c'est UNE AVENTURE FORMIDABLE, que j’ai franchi une barrière, celle du haut grade. Un soulagement, une délivrance (comme un accouchement) "rire" une joie immense d'avoir abouti à la réussite après un gros travail fourni pendant des mois et des mois. Avant l'examen, j'avais l’impression d'être courbée sous le poids de la pression, comme le saule qui pli sous le poids de la neige. Après je décompresse, je me redresse comme le saule qui se débarrasse de la neige (rire).
Pour moi, JU dans JU DO c'est la souplesse du corps mais aussi de l'esprit. C'est avec un esprit souple que l'on peut atteindre des objectifs et surmonter des difficultés différentes que l'on rencontre dans la vie. Juste après cette réussite, je me suis aperçu que les valeurs du code moral du judo étaient présentes.
- l’amitié : beaucoup de judokas m'ont soutenu avant, m'ont félicité après, j'étais beaucoup entouré par les collègues.
- le courage: il en faut ; s'accrocher dans des moments de découragement, et "la haut " à mon entrée dans le gymnase, je me suis dis " Qu'est-ce que je fais là ? " Il faut du courage et j'en profite de dire bravo à toutes les personnes qui se présentent à cet examen, même s'il y a échec, bravo pour le courage que vous avez eu de vous préparer et de vous être présentés.
- le contrôle de soi ; quand on sent que l'on va "craquer"
- l'entraide ; grande entraide des judokas, des hauts gradés vers les moins gradés, grade égal ou inférieur, tout judoka peux aider par son expérience.

8. Quels sont vos futurs objectifs si ce n'est pas indiscret ?
Je l'ai fait pour me faire plaisir et non pour acquérir quelque chose. Pour le moment je savoure l'instant, je relâche. J'aimerai tout de même pouvoir travailler sur l'importance de l’esprit judo, la culture judo; quand je suis au bord des tapis sur une compétition, ça m'est insupportable de voir certains jeunes compétiteurs négliger le bon esprit; tenue, attitude, comportement. Je souhaiterais aussi faire comprendre aux judokas l'importance que peut apporter le travail du kata, tous les katas, à l’apprentissage et au perfectionnement du judo.

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